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lundi 29 juin 2009
Evolution du taux de change
De 1999 à 2003 le taux de change gourde USD a cru de façon exponentielle. Selon BOYER (2004), la rentrée en vigueur dudit système de change a fait flotter la gourde pour enfin couler en octobre 2002. Le taux record de 1 USD = 50 gourdes a été enregistré le 11 février 2003, du jamais vu dans l'histoire monétaire haïtienne depuis le 12 Avril 1919. Cette période de crise politique et économique a été animée par les débats "de la nécessité de dollariser l'économie haïtienne comme mesure palliative". Cette dégringolade de la valeur de la gourde face au dollar est liée au déficit du commerce extérieur et au volume des transactions internes effectué en dollar.
En fin de compte, la BRH intervient dans le processus de change afin :
• d’avoir une meilleure connaissance du marché en y participant;
• d’être de manière continue au courant de tout mouvement de taux (donc des cotations qui peuvent affecter le marché);
• de se confirmer comme un acteur du système en banalisant ses interventions;
• d’avoir la possibilité de financer ses dépenses récurrentes en devises via le marché sans puiser dans ses réserves officielles.
CONCLUSION
Pour conclure, il me semble intéressant de mettre en évidence les interrogations actuelles sur l’indispensabilité du marché de change dans le fonctionnement d’un pays. Au centre de cette question se trouve naturellement le problème de l'efficacité de la manipulation du taux de change qui ne dépend pas seulement des différentiels d'inflation et d'intérêt mais aussi d'autres facteurs tels que le niveau de développement atteint par le secteur industriel, commercial ou encore la spécialisation de l'insertion internationale.
Toute manipulation du taux de change par les acteurs économiques agit sur les structures et le problème est de savoir si cette manipulation est de nature à favoriser la mutation structurelle désirée, ou tout bonnement pour contribuer à la croissance économique du marché.
Même si les marchés des changes sont bien ramifiés et que les entreprises peuvent se doter de couvertures, certains craignent encore que la flexibilité du taux de change n'engendre des risques et des incertitudes injustifiés.
Le marché de change est à l’évidence l’un des meilleurs moyens qui puisse favoriser la croissance et la prospérité d’un pays si tous les indicateurs économiques sont bien interprétés et que les acteurs jouent leur rôle efficacement pour équilibrer le marché et contrôler la stabilité du taux de change; afin de bénéficier d'une solide expansion économique à l'échelle internationale et de contribuer constamment dans le fonctionnement et le développement du pays (post moderne ou tiers monde.
vendredi 26 juin 2009
Paie des traders : la faute fatale
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| moyenne), mais la barre à passer pour que la performance soit jugée satisfaisante est plus haute aussi. |
| actions de la banque ne résoudrait pas non plus le déficit d’incitations de long terme car les banques sont si grandes que les décisions individuelles d’un trader indivi- duel n’ont qu’un impact marginal.Dansces conditions, les économistes disent que les contrats de rémunération sont incomplets. |
| aro sur les « golden boys ». Pour les |
| Hpolitiques, l’occasion était trop belle, et ils ne l’ont pas manquée : une infime minorité de jeunes gens, touchant des ré- munérations exorbitantes, auraient préci- pitél’conomiemondialedans larécession. Mais avant de réglementer tous azimuts, il faut réfléchir à l’conomie du problème pour esquisser les différentes pistes de réforme. |
| Mais ces mécanismes n’ont pas fonc- |
| tionné. Mesurer le risque d’un portefeuille s’est avéré très difficile, surtout lorsqu’on a affaire au risquede catastrophe.Le coût du risque aétéfixéàun niveau trop faible, dans un environnement où le marché lui-même, perturbé par une politique monétaire ex- ceptionnellement accommodante, sous- éval uait les primes de risque. Il est vrai auss i quelataillegrandissantedesenjeuxfinan- ciers a rendu la tentation du jackpot rapide |
| Lesincitationsdelongtermesontbien |
| mieux définies dans des entreprises spécia- lisées où l’individu contribue à une fraction importante de la valeur actionnariale. Par exemple, les petites entreprises de biotech donnent desincitationsen action beaucoup plus fortes à leurs chercheurs que les grosses entreprises pharmaceutiques qui renoncent à définirpar des mesuresquanti- tatives la valeur des découvertes de leurs scientifiques. Les hedge funds et les fonds de private equity sont, vis-à-vis des banques, dans une situation similaire aux biotechs. Le fonds étant une entité à la définition légale précise, il est possible d’avoir une mesure peu manipulable de la perfor mance du manager et même de le faire investirà longtermedans le fonds : les contrats sont plus complets. |
| Avec la crise agrandil’idée quec’était la |
| structure de ces rémunérations, plus que leur montant,qui était en cause. Pour faire (trop) simple, un opérateur de marché est |
| Des incitations de long terme sont bien plus faciles à définir dans des entreprises spécialisées que dans des grandes banques. |
| plus grande chez les traders, et donc la « discipline par la réputation » plus fragile. |
| rémunéré sur la base du profit annuel qu’il réalise. Jugé uniquement sur son chiffre de fin d’année,letraderde banque devient un opérateur ultra-court-termiste, sans au- cune considération pour les risques qu’il aura fait courir à son employeur. Pile, il gagne,face,c’est lecontribuablequiperd sa chemise. |
| Apremièrevue,lasolutionparaît |
| simple : indexer les rémunérations des tra- ders sur les profits qu’ils réalisent à long terme. Par exemple, l’opérateur pourrait recevoir son bonus seulement tous les cinq ans, sur la base de la performance de son activité, un peu comme dans le « private equity ». Malheureusement, cette solution est difficile àmettre en œuvre danslessalles de marché, car les profits d’une activité donnée sont une notion qu’il est difficile de définir légalement sur le long terme : le desk peut être redéfini ou fermé, les posi- tionsdu trader peuvent êtremodifiéesdans lefutursanssonassentimentoutransférées à une autre entité. Bloquer les bonus en |
| Incapables de donner des incitations de |
| long terme, les grandes banques subissent donc un handicap fort par rapport aux fonds d’investissement. Dans ces condi- tions, les grands conglomérats bancaires doivent-ils continuer à s’investir dans le trading pour compte propre ? |
| L’idée n’est pas nouvelle, et certains |
| garde-fous étaient là pourlimiter les excès. Le contrôle interne des risques doit mesu- rer et limiter l’exposition au risque des différents portefeuilles. Il est aussi courant de mesurer la performance du trader non pas dans l’absolu, mais relativement aux risques qu’il a pris. Ce type de calcul est censélimiterl’appétence pour lerisque :les positions risquées rapportent plus (en |
| Augustin Landier est professeur assistant à l’université de New York (NYU Stern). David Thesmar est professeur associé àHECetdirecteur scientifique |
du BN P Pa ribas Hedge Fund Center