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mercredi 1 juillet 2009

Les formes de la coordination économique

Méthode et définition :
On considère l’économie de marché comme un système valable pour la planète. C’est faux. Les 2/3 de la planète ne fonctionne pas sous ce modèle.

• Economie fermée :
Système qui cherche la réduction des risques économie en autosuffisance, économie de court terme. Economie dans laquelle il y a un centre unique de décision. Soit des structures :
- Tribales : cohérence de la famille, bâtit sur les liens de sang.
- Féodal : système pyramidale de dépendance successive, utilisant des techniques rudimentaires il y a peu de dynamique. Ici, l’objectif n’est pas la croissance.

• Economie artisanale :
Satisfaction des besoins à partir de la production de biens et de services de qualité. Cette société est basée sur la propriété privée des moyens de production qui bénéficient au travailleurs indépendants qui s’organise en corps de métier hiérarchisé. Emploi de l’outillage, ne travaille qu’à la commande et non à la série. C’est une économie peu progressive.

• Economie de marché :
Recherche du profit dans un système social de concurrence relative rationalité. Propriété privée des moyens de production qui appartiennent au capitaliste centralisation des moyens de production concentration de cette propriété privée. Emploi systématique et généralisé de la machine production de masse forte division du travail fort investissement délai + grand entre la décision et la production. Rationalisme dans la production.

• Economie collectiviste :
Recherche de satisfaction des besoins, souci de la recherche de l’égalité sur le plan des besoins. Propriété collective des moyens de productions. Economie centralisée planification autoritaire de l’économie.

• Economie corporatiste :
Entre le capitalisme et le collectivisme préserver l’intérêt général tout en laissant un degré de liberté à chacun de ses membres. Economie protégée qui met des barrières.

1 – Le marché comme modèle

On dit que l’on se soumet au marché. Mais en même temps, nous allons tous essayer de ne pas jouer le jeu du marché Marché protégé, exclusivité, monopoles, etc.…
Un industriel va chercher à éviter ces lois, c’est donc un marché ambiguë. On parle de marché commun banalisation.
• Attribut traditionnel de marché : lieu de rencontre des offreurs et des demandeurs lieu de réunion, de discussion. Unité de lieu, de temps, d’objet. Obligation que la marchandise corresponde aux critères annoncés. L’unité de lieu n’est pas nécessairement respectée la bourse. Transaction sur ordinateur, on ne va pas à la bourse. Plus l’économie devient immatérielle (PIB = +60% services), plus la prestation n’est plus d’unité de lieu. L’unité d’objet est plus suivie code barre. L’unité de temps n’est plus trop respectée on passe au marché lorsque l’on signe mais il résume de négociations en aval. Unité de temps très souvent respectée car il y a des délais.
Marché stylisé (Léon Walras, fin du XIXème néo-classique) prix relatif qui résulte de 2 types de comportements des offreurs et des demandeurs :

• Loi du marché :

- Loi de l’offre et de la demande hausse du prix d’un bien entraîne la baisse de la demande et la hausse de l’offre. Cette lois n’est pas universelle : produit de luxe.
- Loi des débouchés (J.B Say, classique) les produits s’échange contre des produits et se servent mutuellement de débouchés. On oubli alors les délais, le temps et la répartition.
- Loi de la concurrence et loi de la sélection naturelle (Robert Thomas Maltas ) si il y a concurrence, libre entrée et sorties des acteurs sur le marché. Transparence du marché. Système de choix sur le rapport : qualité, quantité, prix. « La main invisible » d’Adam Smith qui devrait conduire à une baisse des prix conduit a une amélioration de la situation des consommateurs.
- Loi de la spécialisation : si chacun est libre de produire ce qu’il souhaite, chacun va se spécialiser pour la production dans le domaine ou il excède.

Il faut admettre certaines défaillances du marché la santé. Il ne peut résoudre ces problèmes. Le marché fonctionne par fois à contre courant.

2 – Le circuit économique

Comment passer du marché au circuit ? Marché = transaction. On ne fait pas une seule transaction, mais une qui va servir à d’autres transactions. Le circuit fait intervenir des relations durables entre les auteurs. Les relations s’enchaînent les unes par rapport aux autres. François Quesnay invente le 1er circuit économique contemporain pour louis XIV :


Le principe du circuit économique :


Les Opérations sur biens et services :

PROD + IMPORT = CONSO FINALE + CONSO INTERM + INVEST + VAR STOCKS + EXPORT

Marché examiné de manière statique et le circuit statique comparative pas de dynamique ou rarement en économie.

3 – Quelques questions théoriques

EQUILIBRE – VALEUR – PREVISION – REPARTITION

- L’équilibre en économie, chacun se bat pour son propre intérêt mais la collectivité trouve un certain intérêt par l’équilibre du marché.


On tend vers le point d’équilibre en toile d’araignée. Ajustement à la suite d’un grand nombre de transactions.

- La valeur concept discuté. A. Smith « c’est un mot qui exprime quelque fois l’utilité d’un objet particulier et d’autres fois le pouvoir d’acheter d’autres biens que la possession de l’objet apporté. Dans un cas on parle de valeur d’usage, dans l’autre on parle de valeur d’échange. »
Notion de valeur d’usage utilité
Notion de valeur d’échange prix relatif

2 concepts :
• valeur utilité Neo-classique disant que les objets n’ont pas de valeur objective. Valeur par rapport à l’utilité. Il y a aussi l’utilité marginale utilité subjective attribuée à ce bien pour en acquérir un nouveau.
• Valeur travail Classique. Ce qui importe, c’est l’échange avec un critère objectif qui permet aux échangistes de se mettre d’accord sur un prix relatif quantité de travail nécessaire pour produire le bien soit la quantité de travail nécessaire pour acquérir la contrepartie monétaire du bien. Il y a le travail vivant (salariés) et le travail mort (travail des machines).




- Prévision La prévision est un critère indispensable à l’activité économique. Prévision de la rentabilité de la production. Cette prévision peut s’effectuer à court terme (env. 3 mois) moyen terme (3 ans et plus). Prévision = incertitudes. Les prévisions peuvent être soit modélisé, soit être qualitative (prévisions d’experts)

- Répartition On s’intéresse aux proportions dans lesquels la production nationale est partagée entre les différents agents économiques. Répartition, résultat du travail, quantité de travail dépensé, en fonction du capital, des acquis extérieurs. Répartition affectée aux salaires, immeubles = rente, entreprenariat = autofinancement, sociale= impôts, capital = intérêts.

lundi 29 juin 2009

Evolution du taux de change

Depuis l'adoption par la BRH du système de change flottant en 1991, le taux de change a connu de très fortes variabilités à la hausse dues aux effets d'annonce et à l'accentuation des anticipations pessimistes qu'alimentait la cascade d`événements politiques de la période de crise. Entre 1991-1994, la gourde se dépréciait progressivement par rapport au dollar. Le taux de change de référence passait de 7,45 Gdes en 1991 à 10.18 Gdes en 1992, 12.40 Gdes en 1993 et 15.10 en 1994 pour des taux d'inflation de 22.8% et 40% respectivement en 1991 et 1994. Entre 1994-1999 la stabilité du taux de change a entraîné une faible appréciation de la gourde comparativement à 1991-1994. Cette situation peut être due à la reprise timide des activités économiques dans le pays et à l'assistance économique externe après les trois ans de marasme économique .
De 1999 à 2003 le taux de change gourde USD a cru de façon exponentielle. Selon BOYER (2004), la rentrée en vigueur dudit système de change a fait flotter la gourde pour enfin couler en octobre 2002. Le taux record de 1 USD = 50 gourdes a été enregistré le 11 février 2003, du jamais vu dans l'histoire monétaire haïtienne depuis le 12 Avril 1919. Cette période de crise politique et économique a été animée par les débats "de la nécessité de dollariser l'économie haïtienne comme mesure palliative". Cette dégringolade de la valeur de la gourde face au dollar est liée au déficit du commerce extérieur et au volume des transactions internes effectué en dollar.
En fin de compte, la BRH intervient dans le processus de change afin :
• d’avoir une meilleure connaissance du marché en y participant;
• d’être de manière continue au courant de tout mouvement de taux (donc des cotations qui peuvent affecter le marché);
• de se confirmer comme un acteur du système en banalisant ses interventions;
• d’avoir la possibilité de financer ses dépenses récurrentes en devises via le marché sans puiser dans ses réserves officielles.
CONCLUSION
Pour conclure, il me semble intéressant de mettre en évidence les interrogations actuelles sur l’indispensabilité du marché de change dans le fonctionnement d’un pays. Au centre de cette question se trouve naturellement le problème de l'efficacité de la manipulation du taux de change qui ne dépend pas seulement des différentiels d'inflation et d'intérêt mais aussi d'autres facteurs tels que le niveau de développement atteint par le secteur industriel, commercial ou encore la spécialisation de l'insertion internationale.
Toute manipulation du taux de change par les acteurs économiques agit sur les structures et le problème est de savoir si cette manipulation est de nature à favoriser la mutation structurelle désirée, ou tout bonnement pour contribuer à la croissance économique du marché.
Même si les marchés des changes sont bien ramifiés et que les entreprises peuvent se doter de couvertures, certains craignent encore que la flexibilité du taux de change n'engendre des risques et des incertitudes injustifiés.
Le marché de change est à l’évidence l’un des meilleurs moyens qui puisse favoriser la croissance et la prospérité d’un pays si tous les indicateurs économiques sont bien interprétés et que les acteurs jouent leur rôle efficacement pour équilibrer le marché et contrôler la stabilité du taux de change; afin de bénéficier d'une solide expansion économique à l'échelle internationale et de contribuer constamment dans le fonctionnement et le développement du pays (post moderne ou tiers monde.