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vendredi 27 mars 2009

Les Indicateurs De Volume

Les indicateurs qui ont été décrits précédemment n'utilisent que la seule information des prix. Nous étudierons de nouveaux indicateurs qui utiliseront soit les volumes de transactions, soit une combinaison des cours et des volumes.

Pour les techniciens, les niveaux des volumes mesurent l'intensité ou l'urgence qui se cache derrière un mouvement de prix. Plus les volumes sont forts et plus la pression dans le sens de la tendance est forte.

Les techniciens pensent que la pression haussière, sur une tendance à la hausse, ou baissière, sur une tendance à la baisse, apparait sur les volumes avant de se manifester sur les prix. Cette règle, comme toutes les règles techniques, souffre cependant de nombreuses exceptions.

Les indicateurs de volumes auront par conséquent deux objets: ils serviront soit à confirmer la tendance, soit à alerter de son retournement.

Les marchés américains nous donnent les volumes de transactions sous deux formes complémentaires. Ils sont exprimés soit en nombre d'actions échangées,est cette forme est la plus utile techniquement. Si la valeur d'une action et par conséquent d'une transaction boursière change tous les jours, le nombre d'actions que représente le flottant d'un titre est beaucoup plus stable. La plus grande stabilité de l'unité de comparaison permet d'éviter des distorsions dans le temps qui sont le lot des séries chronologiques des volumes exprimées en valeur ou unité monétaire. la deuxième forme c'est la valeur des échanges en dollars

Les indicateur que nous allons étudier ont été développés aux USA, ils utilisent donc le nombre de titres ou de contrats échangés.

mardi 24 mars 2009

Wave Snipe (Un modèle composite)

Les marchés foisonnent de martingales de trading fondées, alternativement, sur des combinaisons ésotériques d'indicateurs techniques, des modèles stochastiques sophistiqués ou sur le cycle de la lune et des marées.
A chaque trader ses fétiches .


Peu satisfait par une telle représentation kaléidoscopique des marchés, j'ai assemblé au cours des années, WaveSnipe, un référentiel d'analyse composite en "samplant" des thèmes empruntés à divers courants.

WaveSnipe n’est ni un système de trading automatisé produisant des signaux de transaction ni un modèle économétrique de valorisation du marché. Il consiste essentiellement en une méthode de cartographie du marché reposant sur 3 approches complémentaires :
 Une décomposition générique des mouvements de marché en vagues successives s’inspirant de la théorie des "Elliott Waves" et notamment du principe d'invariance d'échelle.
 Une mesure de la topographie des cours, c'est-à-dire, de leur caractère irrégulier et de leur propension à remplir l’espace fondée sur le concept de dimension fractale
 L'intégration des phases de marché au sein d'un canevas temporel par la prise en compte des cycles boursiers à moyen et long terme
Le modèle WaveSniper permet ainsi, sur plusieurs horizons d’analyse, d’identifier les caractéristiques propres à chaque phase de marché et de mettre en évidence des « bassins d’attraction » des prix associés chacun à un degré de turbulence du système.





Capacité prédictive du modèle

Après plusieurs années d'expérimentation, WaveSnipe démontre une réelle capacité explicative des mouvements observés.
Il propose également, à l'instar d'un GPS, un référentiel permettant de localiser sa position ou sa dérive dans le contexte d'un scénario donné.
Pour autant, le pouvoir prédictif du modèle est, par construction, à relativiser :
Il suggère non un point de convergence unique mais un faisceau de trajectoires possibles entre lesquelles les prix oscillent ou bifurquent gré des changements « d’états » du marché (degré d’incertitude des opérateurs, débit de l’information nouvelle….).
* Le modèle opérant simultanément sur plusieurs échelles de temps, il est néanmoins possible, par croisements, de restreindre le spectre des possibles et même d'attribuer une probabilité (ordinale) d'occurrence à chaque trajectoire. La lisibilité des prévisions dépend donc en définitive, à la fois, du nombre de découpages opérés en vagues et sous vagues et de la distribution de la gamme de cibles possibles (points d’attraction) par rapport aux cours actuels du marché.

* Enfin, l’exercice consistant à prévoir le timing des différents mouvements de marché reste relativement aléatoire et constitue la principale faiblesse du modèle ce qui en limite notamment l’efficacité sur les marchés d’options.
Tout au plus est-il possible de se donner des plages probables d’horizons temporels.
Il en est certes ainsi par construction : Ainsi qu’il procède implicitement des travaux de Mandelbrot, dans un marché où prix et temps sont indistinctement liés au sein d’un processus fractal, il est possible de modéliser l’un ou l’autre pris mais difficilement les deux pris isolément.

Ces limites apparaissent de manière évidente dès lors que l’on raccourcit l’horizon d’analyse ou que l’on quitte les marchés actions pour s’intéresser au FOREX où les variations de cours sont moins « persistantes » et se rapprochent plus du modèle imprédictible de « marche au hasard ».

Peu de réponses convaincantes du côté des elliottistes et de leur cortège de ratios de fibonacci et peu de miracles à attendre de l’analyse des cycles dans des marchés chaotiques, non linéaires et donc, par essence dominés par des séquences apériodiques obéissant à des « attracteurs étranges » , hors de portée du modèle.

L’analyse reste perfectible : Diverses méthodes empiriques de projection inspirées de la trigonométrie et notamment des travaux de Gann sont actuellement explorées afin d’améliorer la précision des scénarios temporels retenus. Leur pertinence reste encore à démontrer.