Day Trading Mastery Course Information

jeudi 20 août 2009

L'euro remonte de plus en plus

WwW.coursforex.blogspot.com

L'euro est remonté mercredi à plus de 1,42 dollar mercredi, la fermeté des marchés boursiers poussant les cambistes à se détourner de la monnaie américaine, qui sert de refuge en temps d'incertitudes économiques.

Vers 18H00 GMT (20H00 à Paris), l'euro cotait 1,4248 dollar contre 1,4132 mardi vers 21H00 GMT.

Il restait en petite baisse face au yen, à 133,76 yens, contre 133,85 mardi soir.

Le billet vert reculait aussi face à la devise nippone à 93,87 yens contre 94,70 la veille à New York.

"Le marché des changes reste fortement lié au sentiment des marchés financiers vis-à-vis de la prise de risque", a observé David Rodriguez, de Forex Capital Markets.

"A court terme, le lien entre le rapport euro-dollar et le S&P 500 (l'indice élargi de la Bourse de New York, ndlr) reste proche de niveaux historiques", a-t-il ajouté. "Le marché continue de considérer le dollar comme une monnaie refuge et à l'acheter pendant les périodes de difficultés sur les marchés financiers. (...) Le résultat, c'est que le rapport euro-dollar évolue en suivant le S&P 500 et les autres baromètres de prise de risque."

En l'absence d'indicateur majeur, la monnaie américaine avait ainsi progressé en début de journée après une nouvelle chute de la Bourse de Shanghai, de 4,6% mercredi. Elle est repartie à la baisse quand la Bourse de New York a effacé ses pertes pour s'installer dans le vert.

Dans l'ensemble, les cambistes, sensibles à tout signe de reprise de l'économie mondiale, tendent à se délester du dollar chaque fois qu'ils découvrent un bon indicateur ou que les Bourses progressent.

"Les hauts et les bas des derniers jours, et les réactions incohérentes (du marché des devises) aux indicateurs et aux annonces, mènent à la conclusion que le marché ne sait pas dans quel sens regarder", a cependant jugé Stuart Bennett, économiste chez Calyon.

Vers 18H00 GMT, la livre sterling reculait face à l'euro à 86,08 pence pour un euro, comme face au billet vert à 1,6548 dollar pour une livre.

Les économistes ont eu la surprise d'apprendre qu'un tiers du Comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre (BoE), dont son gouverneur, avait souhaité porter à 200 milliards de livres le programme de rachat d'actifs de l'institution, signe de leur pessimisme sur l'état de l'économie britannique.

La monnaie helvétique progressait face à l'euro à 1,5159 franc suisse pour un euro, comme face au billet vert, à 1,0637 franc suisse pour un dollar.

La monnaie chinoise a fini presque sans variation face au billet vert, à 6,8341 yuans pour un dollar contre 6,8338 mardi.

mardi 18 août 2009

les bonus de BNP

Avec l'affaire des bonus de BNP Paribas, les citoyens ont le sentiment que leurs gouvernants, impuissants, courent perpétuellement derrière les banquiers.

Ce n'est pas tant que les gouvernants courent derrière les banques mais qu'ils restent dans l'ensemble prostrés dans un profond silence. La cause de ce mutisme est à rechercher d'une part dans l'incompétence qu'ils s'attribuent en matière financière et d'autre part dans la propension constante qu'ont eue les politiques à placer la sphère financière en dehors de leur propre juridiction. C'est le cas en Europe, et aussi, et depuis beaucoup plus longtemps, aux Etats-Unis, où la Réserve fédérale n'a pas cessé de gagner en pouvoir au fil des années.

La plupart des politiques, de la droite au centre gauche, ont été acquis dans les années 80 à l'idéologie des marchés autorégulateurs qui seraient plus efficaces que les Etats. Des domaines de décision ont été retirés aux politiques et confiés à des institutions proclamées autonomes, peuplées d'économistes formés aux thèses «anarcho-capitalistes» de l'école de Chicago. La Fed et la Banque Centrale Européenne sont dotées de pouvoirs sans cesse plus importants relevant traditionnellement de la puissance publique. On a, sous prétexte d'indépendance, retiré entièrement la finance de la sphère d'influence du politique.

Cette abdication a permis aux banques centrales, en Europe comme en Amérique, de devenir des Etats dans l'Etat. Beaucoup ont espéré que l'arrivée au pouvoir de Barack Obama permettrait de réformer et de contrôler enfin la finance américaine. Peut-on encorey croire? P.J.: II reste peut-être un espoir, mais, depuis l'arrivée de Barack Obama aux affaires, on a eu droit à de nombreux débats sur des propositions de loi encadrant les banques. Mais, au moment du vote, il manque toujours des voix pour constituer une majorité. Des défections qui ne sont pas sans rapport avec les sommes importantes de Wall Street qui alimentent les caisses électorales des parlementaires américains pratique parfaitement légale dans ce pays, il faut le souligner.

Face à un candidat McCain très remonté contre lui, Wall Street a massivement soutenu Obama. Lorsqu'il a constitué son équipe, le nouveau président a choisi comme principal conseiller économique Larry Summers, l'homme qui sous Clinton avait supprimé le Glass-Steagall Act, qui séparait les banques de dépôt et les banques d'investissement. Mais le plus choquant, c'est la manière dont le gouvernement a permis à certaines banques ayant passé avec succès un stress test dont la presse a révélé que les résultats avaient été négociés entre l'Etat et ces banques elles-mêmes de rembourser l'argent que l'Etat leur avait prêté et de se dégager ainsi du devoir de modération qui leur avait été imposé.

D'une certaine manière, nous sommes dans la continuité de l'histoire américaine. Depuis l'affrontement Jefferson-Hamilton, à la fin du XVIIe siècle, il est acquis que les milieux d'affaires dominent la politique des Etats-Unis, aussi bien extérieure qu'intérieure. On ne connaît qu'une seule exception : la période 1933-1941, sous le New Deal de Franklin Roosevelt. Justement, à droite comme à gauche, on fait souvent référence à la crise de 1929 et aux politiques qu'elle a générées. La gauche en revient à Keynes, la droite au capitalisme «moral».

Mais la grande crise actuelle n'exige-t-elle pas de nouveaux concepts ?

II existe effectivement une différence essentielle. L'approche traditionnelle pour résoudre les crises du capitalisme consistait à privatiser les profits et à socialiser les pertes. Autrement dit, en cas de catastrophe, les budgets des Etats venaient régler l'addition. C'est d'ailleurs la stratégie que l'on a voulu mettre en œuvre en 2007. Mais on s'est aperçu alors que la masse de dettes dépassait largement la capacité des budgets publics. Cela crée un contexte entièrement nouveau. Ayant exclu les nationalisations, on a assoupli les règles comptables pour permettre aux banques de présenter dans leurs comptes d'exploitation des chiffres qui leur éviteraient la faillite.

Ce faisant, on a brisé une règle fondamentale du capitalisme qui exige la transparence sur la situation des agents économiques et de leurs actifs. Résultat : la valeur des choses est devenue incertaine et la situation s'améliorerait-elle vraiment demain qu'on ne pourrait pas le savoir